Les troubles DYS

Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages ou Troubles Dys

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, plus communément appelés troubles DYS, touchent environ 8% de nos enfants ! Ils sont au nombre de 6, et ici je vais vous aider à mieux les connaitre et les comprendre.

Partie 1

A. Trouble développemental de l’apprentissage avec troubles de la lecture ou Dyslexie

La dyslexie est l’un des troubles dys les plus connus. On estime qu’elle touche 3 à 5% des enfants en âge scolaire. On estime également qu’il y a 3 fois plus de garçons touchés que de filles.

Les études scientifiques, notamment Colheart, montre qu’il existe 2 voies de lecture. La première qui permet de décoder les nouveaux mots, c’est ce que l’on appelle la voie phonologique. La seconde voie permet de venir récupérer dans notre mémoire les mots connus grâce à leur prononciation, c’est la voie lexicale, elle permet aussi de reconnaitre les mots. A partir de ça on estime alors qu’il existe 2 types principaux de dyslexie.

Dyslexie de surface

C’est la dyslexie qui vient toucher notamment la voie lexicale. Ici les enfants auront des difficultés à mémoriser la prononciation des mots. Les erreurs persistent notamment sur des mots dit irréguliers, qui ne suivent pas les règles habituelles (femme, oignon, etc.).

Dyslexie de type phonologique

Ici c’est les nouveaux mots qui posent soucis. On se basera alors sur le contexte pour comprendre et lire le mots.

Dyslexie de type mixte

Ce sont les plus fréquentes ! Elles combinent les deux types de dyslexie.

Comment repérer un trouble de la lecture ?

  • Difficultés à déchiffrer les lettres, les mots
  • Difficultés d’automatisation de l’association graphème/phonème (écrit/son)
  • Lecture lente et hachée
  • Omissions, additions, substitutions de syllabes

La dysorthographie est souvent associé à un autre trouble neurodéveloppemental, il est donc difficile d’estimer combien de personnes sont touchées par ce trouble. Cependant on estime que chaque personne dyslexique est dysorthographique. Par contre chaque dysorthographique n’est pas obligatoirement dyslexique !

L’écriture et la lecture utilise globalement les même voies, on retrouve donc globalement les mêmes formes de dysorthographie que de dyslexie.*

Dysorthographie de surface

Difficulté à donner la bonne orthographe de mots usuels. On retrouve des difficultés à mémoriser à long termes le lexique. Les personnes auront tendance à utiliser une écriture phonologique.

Dysorthographie de type phonologique

Difficulté à transcrire le son à l’écrit. Difficultés à orthographier correctement des mots réguliers, et des mots nouveaux. On peut retrouver des substitution, ajout et omission de lettres par exemple.

Dysorthographie de type mixte

Comme pour la dyslexie, elle rassemble la dysorthographie de surface et la dysorthographie phonologique.

Comment repérer un trouble de l’expression écrite ?

  • Fautes d’orthographe
  • Ecriture phonologique (ex : Eléphant -> Eléfan)
  • Mots coupés, ou soudés à d’autres
  • Ajout, inversion ou retrait de lettres
  • Dégout et difficultés pour la grammaire, la conjugaison
  • Oubli et/ou difficultés d’apprentissage des règles.

La dysphasie fait partie des TSLA, mais reste je trouve un peu à part. Elle touche essentiellement le langage oral, et finalement peu les apprentissages.

Il faut également faire attention à ne pas la confondre avec l’aphasie. La dysphasie, est présente dès le début de la vie, puisque c’est un trouble développemental, alors que l’aphasie survient généralement à l’âge adulte, souvent après un AVC. L’aphasie est une absence de langage, quand la dysphasie est une difficulté de langage.

Comme pour la dyslexie et la dysorthographie on observe plusieurs type de dysphasie. Certaines touchent plus particulièrement le langage réceptif, c’est à dire la compréhension, d’autres plus particulièrement le langage expressif, c’est à dire l’expression et d’autres toucheront les deux.

La dysphasie réceptive

Ici on retrouve notamment deux type de dysphasie. L’une que l’on appelle la surdité verbale. Elle touche notamment le versant réceptif du langage. Les enfants parlent correctement, mais leur compréhension est altérée. Ils comprennent donc moins bien les mots et donc le sens des phrases.

Le second type dans la dysphasie réceptive est le trouble de discrimination phonologique. Elle touche également le versant réceptif du langage. L’enfant aura du mal à différencier des mots dont la prononciation est proche (lacune / lagune), ou encore des sons proches (sonnerie de minuteur ou de téléphone). Cela pourra également toucher l’expression écrite.

La dysphasie phonologique

Ici on retrouve notamment des difficultés d’expression. Cela touche le maniement des sons, cela peut entrainer des confusion. On observe des déformations des sons, par exemple la voiture, peut devenir la foiture. Le versant réceptif du langage n’est quant à lui pas touché, ni même la fluence du langage, c’est vraiment l’intelligibilité du jeune qui est touchée.

La dysphasie phonologique-syntaxique

C’est celle qui est la plus courante.

On observe des difficultés phonologique, comme pour la dysphasie phonologique, avec des inversions, des déformations des mots. Mais également des difficultés au niveau syntaxique, c’est à dire dans le maniement des règles grammaticales et du sens des mots dans la phrase.

On peut retrouver ces difficultés chez des enfants qui présentent un retard de langage, si cela persiste dans le temps, on sera alors sur une dysphasie.

La dysphasie lexicale syntaxique

Ici on observe une bonne expression des mots, et une bonne différenciation des sons.

Cependant les difficultés résident dans le volume lexicale de l’enfant qui est relativement faible. On peut également observé un manque du mot : vous savez quand vous chercher un mot et que vous l’avez sur le bout de la langue ? C’est ce que l’on appelle le manque du mot.

On observe également des difficultés à manier la syntaxe et donc parfois à mettre les mots dans le bon ordre, ainsi que d’utiliser correctement les règles grammaticales.

La dysphasie sémantique-pragmatique

C’est probablement la dysphasie la plus difficile à repérer.

Le langage est fluent, l’enfant parle bien utilise les bons mots au bon endroit.

On la repère notamment grâce au discours plaqué, comme si il avait été appris par cœur comme une poésie. Mais la compréhension n’est pas toujours bonne.

On observe d’ailleurs des difficultés à comprendre l’implicite (humour, histoires, l’abstrait, etc…)

Comment repérer un trouble du langage ?

  • Difficultés de compréhension
  • Langage inintelligible
  • Phrases simples
  • Langage pauvre et utilisation de gestes
  • Stock lexical pauvre
  • Décalage avec les enfants de son âge

Partie 2

Oui dans les classification on utilise les mêmes termes pour parler de dysgraphie et de dysorthographie. Mais ce n’est pas la même chose dans les faits. La dysorthographie comme nous l’avons vu touche essentiellement l’orthographe et les règles de grammaire. La dysgraphie, elle touchera essentiellement le geste moteur, l’écriture.

Tout comme pour les autres troubles dys on retrouve plusieurs types de dysgraphie. Elle peut également être associées à d’autres troubles dys.

Dysgraphie linguistique

Ici l’enfant aura des difficultés notamment dans le choix de ses lettres, des mots pour former ses phrases à l’écrit.

Mais le geste d’écrire n’est pas affecté l’ensemble des lettres est bien réaliser et lisible. Cependant la vitesse d’écriture peut être diminuée.

Dysgraphie d’ordre spatiale

Pour l’enfant l’espace de la feuille est abstrait et ne saura pas gérer tout cet espace alloué à l’écriture. La taille des lettres va donc varier, les lignes seront difficilement suivies. Les espaces entre les mots et/ou les lettres ne sont pas toujours cohérents.

Que cela soit en copie ou en spontanée le contenu écrit sera souvent désordonnées et même voire illisibles. Cela ne touchera pas obligatoirement l’orthographe et la vitesse d’écriture.

Dysgraphie d’ordre moteur

Les difficultés résident notamment sur le geste d’écrire, que cela spontanément ou encore en copie.

L’écriture va être quelque chose de cognitivement très prenant et donc va prendre beaucoup d’énergie à l’enfant. Sur des textes courts l’enfant sera lisibles, mais plus on va allonger le contenu, plus il éprouvera des difficultés à former les lettres, a trouver la bonne tailles, on pourra trouver des omissions, des additions ou des soustractions de lettres.

Ici la vitesse d’écriture peut être affectée.

Cependant lorsque l’on demande à l’enfant d’épeler un mot il en sera capable.

Comment repérer un trouble de l’écriture ?

  • Écriture peu lisible
  • Difficulté à organiser son écrit dans l’espace
  • Rythme d’écriture variable, lenteur
  • Impulsivité dans le geste d’écrire
  • Fatigabilité
  • Peu de motivation dans les activités nécessitant l’écriture

La dyspraxie touchent le développement psychomoteur de l’enfant tout en préservant la sensorialité, sans atteintes neurologique (ex : absence d’AVC), et sans atteintes cognitives (capacités intellectuelles).

La dyspraxie touchant plusieurs champs de la psychomotricité, il en existe plusieurs types. Il est possible d’avoir un ou plusieurs types de dyspraxies et d’avoir d’autres TSLA associés.

Dyspraxie constructive

On observe dans ce type de dyspraxie des difficultés à l’assemblage. Par exemple des activités de type bricolage, ou encore dans les jeux comme les Legos.

Dyspraxie visuo-spatiale

Ici on observe des difficultés dans le balayage oculaire et dans l’organisation du regard.

Par exemple les yeux ne se posent pas au bon endroit pour lire. Rapidement on enlève le doigt qui suit la ligne que l’on lit, et le mouvement des yeux est automatisé, chez les enfants ayant ce type de dyspraxie l’automatisation ne se fait pas.

Tout activité nécessitant un geste oculaire précis est alors source de difficultés, en mathématiques on aura des difficultés de dénombrement, des difficultés en géométrique, ou encore de poser des calculs en colonne.

Dyspraxie idéatoire

C’est la dyspraxie qui vient toucher l’utilisation et la manipulation des objets et des outils. Par exemple monter un meuble avec un tournevis sera compliquer, ou encore le simple fait d’allumer une allumette.

Dyspraxie idéomotrice

Les enfants atteints de cette dyspraxie montreront des difficultés à réaliser tous les gestes symboliques et réaliser des gestes sans la présence des objets qui permettent de faire ses gestes (se laver les mains, se brosser les dents) ou encore d’imiter des gestes fait par autrui.

Dyspraxie de l’habillage

Ici tout est dans le nom. Ce sont les difficultés à s’habiller, à manipuler les boutons, les fermetures éclairs, faire ses lacets. Ou simplement mettre les vêtements dans le bon sens (avant/arrière, endroit/envers).

Dyspraxie oro-faciale

La dyspraxie oro-faciale, touche essentiellement le visage. On a donc des difficultés à utiliser la bouche (lèvres, langue), à faire des mimiques. Les enfants auront des difficultés à souffler leurs bougies, à faire des bulles à imiter les mimiques du visage.

Comment repérer un trouble de la coordination ?

  • Difficulté de planification et de reproduction des mouvements
  • Difficultés dans les gestes du quotidien
  • Difficulté d’assemblage d’objets
  • Difficulté d’orientation dans l’espace
  • Maladresses, voire chutes
  • Peu précis
  • Difficultés dans les activités sportives
  • Difficultés à reconnaître la gauche et la droite

Partie 3

Globalement c’est la difficulté à comprendre à utiliser les nombres.

On ne change pas une équipe qui gagne, comme l’ensemble des TSLA, on observe plusieurs type de dyscalculie.

Dyscalculie visuo-spatiale

Ici on a notamment des difficultés à poser des opérations et à organiser les nombres. Par exemple l’enfant peut faire une multiplication au lieu d’une addition ou alors mal positionner ses chiffres ou encore les inverser (6 devient 9 ou 31 devient 13).

Dyscalculie lexicale

Cette dyscalculie touche notamment la compréhension des symboles mathématiques (+ – x : etc…). Cela touche les chiffres, ou encore les équations. On aura donc des difficultés de positionnement des chiffres, des insertions des omissions de chiffres, mots, dignes. Ces difficultés se retrouvent notamment à l’écrit, moins à l’oral.

Dyscalculie verbale

Au contraire de la dyscalculie lexicale, ici c’est notamment le versant oral des mathématiques qui est touché. L’enfant aura donc des difficultés dans la compréhension des termes mathématiques évoqué oralement. Il aura du mal a donner un montant, un chiffre ou encore un symbole. Il peut lire les chiffres, mais il ne les reconnaitra pas si ils sont prononcés par son enseignant ou un camarade par exemple.

Dyscalculie procédurale

Ici c’est à la fois l’écrit et l’oral qui est touché. Et comme son nom l’indique c’est dans la façon de résoudre les calculs que réside la difficulté. L’enfant comprend les chiffres et leur relations, mais il ne saura pas les utiliser convenablement pour réaliser le calcul souhaité.

Comment repérer un trouble en mathématiques ?

  • Difficulté de dénombrement, souvent utilisation des doigts pour compter
  • Difficulté à lire et écrire les choiffres
  • Difficulté à réaliser des opérations
  • Difficulté de mémorisations des tables de multiplications.
  • Difficulté de compréhension des termes mathématiques (somme, quantité, différences, etc…)
  • Difficulté de compréhension de problèmes
  • Difficulté à s’orienter dans l’espace, et de géométrie.

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