La sensorialité

La sensorialité

Saviez vous que l’humain possédait 8 sens et non pas 5 ?
Que chaque personne réagit différemment selon sa sensibilité ?
Et qu’il est possible de les évaluer et de mettre en place des solutions pour apprendre à vivre avec ?
Cet article réponds à toutes ces questions !

Partie 1

Les différents sens présents chez l’humain

On retrouve chez chacun plusieurs sens.
Commençons par ceux que vous connaissez tous.

Le toucher

C’est le sens qui nous permet de différencier les textures notamment, cela se passe au niveau de notre peau. On y trouve une multitude de récepteurs.
En fonction de l’information reçue, celle-ci ira dans différents cortex du cerveau.

L’odorat

C’est le sens qui nous permet de sentir et ressentir les odeurs qui nous entourent. Les neurones olfactifs, sont présents dans la muqueuse nasale. Ces neurones vont transmettre l’information olfactive directement au cerveau dans le cortex olfactif, qui est au niveau du lobe frontal, en avant donc de votre cerveau.

Le goût

C’est le sens qui nous permet de déterminer la saveur de ce que l’on mange.
Il fonctionne en coopération avec l’odorat.
Les papilles qui parsèment notre langue vont permettre de ressentir le sucré, le salé, l’amer, l’acide et l’umami. Toutes ces informations sont ensuite conduites au cerveau par les nerfs direction le cortex, au niveau du thalamus, il se situe au centre du cerveau.

La vue

C’est le sens qui nous permet de voir le monde qui nous entoure. Ce sens passe par un organe : l’œil.

L’ouïe

C’est le sens qui nous permet d’entendre.
Ce sont nos oreilles qui nous permettent d’entendre

Qu’en est-il des autres sens ?

Cela vous est-il arrivé de vous dire, c’est mon 6ème sens qui me fait penser ça ?
Et bien vous avez raison, nous n’avons pas 5 sens. Mais pas non plus 6, en vérité nous en avons 8. Les trois manquants sont la proprioception, l’équilibrioception et la nociception.

L’équilibrioception

– ou vestibulaire –
C’est le sens du mouvement et de l’équilibre.
C’est le sens qui est responsable du mal des transports.

La proprioception

C’est la manière dont on perçoit notre corps dans l’espace.

La nociception

C’est le sens responsable de la douleur, mais également de la sensation de froid et de chaleur.

  • L’iris (1), c’est la partie de l’œil qui est colorée. Il n’a pas de fonction particulière
  • La pupille (2) c’est le point noir au centre de l’iris. Il s’ouvre et se referme afin de moduler la quantité de lumière qui entre dans l’œil
  • La cornée (3), c’est la pellicule transparente qui recouvre notre œil. Elle sert à focaliser la lumière. C’est elle qui sera responsable de l’astigmatsime
  • Le cristallin (4), situé derrière l’iris et la pupille, c’est lui qui permet de faire les ajustements lorsque l’on regarde de près puis de loin. Il sera responsable des différents troubles de la vue (myopie, hypermétropisme, presbytie).
  • La rétine (5), au fond de notre œil, on peut la comparer à la pellicule d’un appareil photo. C’est là que l’image observée par l’œil est « imprimée ». Cette image sera transmise au cerveau par le nerf optique.
  • Le nerf optique (6) envoie les images au cortex visuel pour le traitement, qui se trouve dans la région occipitale de notre cerveau, c’est à dire à l’arrière de notre cerveau.
  • L’oreille externe (1), avec le pavillon, c’est ce que l’on voit en extérieur. C’est ce qui va nous permettre de capter le son. On retrouve ensuite le conduit auditif externe (2) qui permet d’acheminer les vibrations jusqu’au tympan (3) qui fera de faire vibrer les os présent dans …
  • L’oreille moyenne (4) composée de 3 os qui sont les plus petits du corps humain, à suivre on retrouve le marteau, l’enclume et l’étrier. Ils vont permettre de continuer la transmission des vibrations jusqu’à …
  • La cochlée (5), qui est constituée d’une multitude de cil, qui vont continuer à transmettre l’information auditive jusqu’au nerf auditif (6), qui vont ensuite transmettre l’information au cortex auditif qui est dans la partie temporale du cerveau, située à peu près au même niveau que vos tempes.

Partie 2

Hypo & Hyper ?
Faire la différence et évaluer

Pour que le sens soit enregistré, il faut que le stimulus atteigne un seuil.
En règle générale ce seuil est médian. Mais il arrive que ce seuil « bouge » cela peut avoir plusieurs raisons.
Dans les TNDs il n’est pas rare, que ces seuils soient plus haut ou plus bas.

Lorsque ce seuil est bas,
on parle d’hypersensorialité, d’hypersensibilité.

Dans ce cas, le moindre stimulus peut être gênant. Par exemple une personne qui ne supporte pas le bruit, ou simplement les fréquences aigues, ou encore les bruits répétitifs…

Lorsque le seuil est haut,
on parle alors d’hyposensorialité, d’hyposensibilité.

Ici il est difficile d’atteindre le seuil avec un stimulus « classique », on retrouvera alors souvent des personnes en recherche sensorielle, recherche le bruit, la lumière, tout toucher, ect…

Comment évalue-t-on la sensorialité ?

En règle générale la sensorialité est évaluée par un psychomotricien à l’aide d’outils adaptés. Ces outils sont souvent des questionnaires à destination des proches, c’est ce que sont le profil sensoriel de Dunn et le Profil Sensoriel et Perceptifs de Bogdashina. Ce sont des questionnaires qui explorent chaque sens, afin de poser les hypos et les hypers, à un moment T. Il peut arriver qu’avec le temps cela change, grâce notamment à des habituations.

Il existe également des outils que l’ESAA, qui permettent une observation directe de la sensorialité. On utilisera un matériel, pour venir titiller les sens et ainsi trouver les hypos et les hypers. Cette évaluation peut aussi être réalisé par d’autres professionnels que les psychomotriciens.

Il est important de réaliser cette évaluation, notamment dans le cadre des TND, en effet la sensorialité (surtout lorsqu’il y a des hypos et des hypers) peut causer des troubles du comportement (TD).

Partie 3

Accompagner la personne avec des difficultés sensorielles et adapter l’environnement

Lorsque l’on a définit les hypos et les hypers il sera nécessaire, ou en tout cas recommandé d’adapter l’environnement à la personne ayant des particularités sensorielles. Mais comment faire ?

Pour les hyposensibilités

Il faudra pouvoir proposer des moments où il est autorisé de faire la recherche sensorielle. On peut aussi proposer des objets : un casque avec de la musique, un fidget pour manipuler, on peut changer la chaise de bureau par un ballon de yoga, il existe plusieurs choses et parfois c’est l’enfant lui même qui trouve ses alternatives et ses stimulations sensorielles.

Pour les hypersensibilités

Il sera nécessaire de faire des « diet » sensorielles, en effet parfois les enfants prendront sur eux pour accepter l’ensemble des stimuli qui les entourent, mais cela peut les fatiguer énormément, il sera alors important de leur proposer un temps « blanc », sans stimulation. Il est également possible de leur proposer des objets pouvant fournir cette diet sensorielle, le casque anti bruit, la casquette, ect…

J’espère que cet article aurait pu vos éclairer sur les questions relatives à la sensorialité, si toute fois certaines de vos questions sont sans réponse, n’hésitez pas à laisser un commentaire, j’y répondrais avec plaisir !

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